# 31 Nino & Popo en Colombie

# 31 Nino & Popo en Colombie

mars 20, 2020 Uncategorized 0

Buenas noches!

Nous voilà à Bogota.
Quelques heures de vols pour déjà un paquet de kilomètres… Alors l’avion, oui, c’est un crime écologique contre notre environnement ! Mais pas seulement ! Merde… qu’elle relation entre nous, les humains ? Une bande de moutons qui bouffe un en-cas quand on le lui donne, ferme les yeux pour dormir quand la lumière s’éteint, offre tout juste un bonjour à la personne à coté de qui il s’assoit pour des heures (communiquer ? et puis quoi encore, j’suis pas la pour papoter mais pour arriver à destination et découvrir le monde. Lol.) Quelle relation avec le vivant nous entourant ? « Envie de choc culturel », alors là c’est sur qu’on prend cher, en quelques heure on passe des plages désertes caribéennes à la capitale colombienne… Bref. Cette thématique nous tiendrait en haleine un grand moment.

A peine sortis des portes de débarquement qu’on aperçoit deux jolies dames, pleine d’énergie, et avec qui on aimerait bien discuté. Ça tombe bien, nos euphories se rencontrent et on comprend vite qu’on se cherche les uns les autres : elles cherchent un couple avec une grande mince et un beau brun, nous, nous cherchons deux dames (pas plus de détails…). Génial ! Les tantes de notre amie sont venues nous chercher jusqu’ici. Après une heure de transports en commun, nous arrivons finalement chez la troisème sœur, tout aussi guillerète ! Nous sommes accueillis gracieusement et chaleureusement. Quelle chance, la Colombie s’annonce riche en rencontres merveilleuses !

Le lendemain, avant de prendre la route vers Suesca, nous mangeons avec un ami (l’ami d’une amie … encore un coup magique de ces réseaux d’amour ! Quoi de plus vrai ?). Et c’est partis pour des bus tout terrains. Nous sommes assez surpris, ici, les bus s’arrêtent de partout pour prendre et déposer du monde ; et ils desservent tout type de routes. Au final, avec un peu de temps, un sourire et la tchatche pour partager avec les locaux intrigués, avec de simples transports en communs, nous pourrions accéder aux endroits mêmes les plus reculés. Parfait !

Nous arrivons finalement à la Finca LunAhumada, chez Marlyn, pour un WorkAway durant une dizaine de jours. Kezako ? Donner un coup de main à la vie d’un projet en échange d’un toit et d’une gamelle. Ici, nous travaillerons particulièrement le bois : construction d’une balancelle et d’une plateforme pour accueillir un dôme géodésique pour le futur Glamping (quel mot… ridicule haha pour définir un camping glamour).
Ici, nous vivons avec une famille Colombienne niveau 1-2, logés ensemble dans une petite maison en bas de « la patrona » qui elle est niveau 6. Et oui, on découvre ainsi la place des niveaux sociaux –pour ne pas dire castres- ! Après avoir échangé à ce sujet qui, surprenant, n’est pas tabou, nous comprenons vite qu’une classe « basse » n’arrivera « jamais » à remonter : inaccessibilité aux études, des salaires minimums qui représentent à peine le tiers d’une retraite de classe 6…  Un petit goût amer en bouche lorsqu’on termine le repas avec Marlyn, la « patrona » et qu’on ne peut même pas débarasser notre assiette car c’est le boulot de Gretys.

Le dôme du Glamping
Popo en pleine confection de la nacelle
Un des gateaux d'anniv gentillement acheté par Marlyn hihi

Marlyn adore parler de son pays, sa culture et ses richesses. A travers son regard, on découvre petit à petit la Colombie : tous les climats y sont présents, de 0 à 5000 d’altitude, des déserts, l’Amazonie mais aussi des glaciers… L’opulence de paysages au milieu d’une culture musicale bien rythmée ! Quel pays précieux.
Entre les jours de boulot, on va grimper à Suesca, site historique de Colombie. Entre escalade traditionnelle (on grimpe sur une paroi vierge et on met  et enlève les protections pendant notre évolution) et escalade sportive, c’est un site assez joli mais très engagé !
Après une dizaine de jours, on est donc heureux de prendre le départ pour La Mojarra, un autre site d’escalade absolument majeur que beaucoup de gens nous ont conseillés.

La Mojarra, la perle du voyage.. Du grès orange et rouge au dessus du deuxième plus grand canyon du monde.. Levé de soleil pour la session yoga du matin, falaise ombragée l’après midi avec un petit vent, et site de grimpe MAJEUR ! 
A San Gil nous rencontrons Vincent, un québécois pur souche tabarnac ! Nous partons pour un trek dans le canyon Chicamocha pour rejoindre la Mesa de los Santos, et les falaises de la Mojarra. Chaleur extrême et éprouvante, mais trek magnifique ! Nous arrivons au matin du 3ème jour au Refugio la Roca. Je crois qu’on ne peut pas imaginer endroit plus idyllique ! Constructions naturelles en terre et bois, salle de yoga avec vue spectaculaire, hamacs à gogo, des nouveaux amis, du pain excellent (si si je vous jure !), et à 10 minutes du pied des voies. 6 jours de grimpe sur du rocher magnifique, WAHOU ! 

Ici, notre vie est rythmée par un chouette Yoga matinale suivi d’un super petit déjeuné, du papotage pour Popo et de la lecture pour Nino puis Zou, une fois que le soleil est passé on peut rejoindre la falaise. On créera dans cette espace des amitié merveilleuse, et des rencontres éphémères splendides ! Après quelques jours ici, dans cette ambiance magique -plutôt que remonter, courir après les km, les bus et les agences de tourismes pour réussir à atteindre des villages indigènes…- on décide de continuer l’aventure avec tous ces amis et aller à Florian !

Et c’est d’ici qu’on vous écrit ces dernières nouvelles ! « Gracias a D… Diarhée », on a pu prendre du temps pour partager. Le voyage touche bientôt à sa fin pour Pauline qui rentre pour un service civique avec le Relais Montagnard en Ariège. Nino fait le retour solo avec un voilier prévu entre Cartagena et Guadeloupe, puis Saint-Martin à Brest !